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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 22:43

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Published by bré - dans mamie
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A.Ruffy:"Pédofolie",,site 19/11/2010 14:22


L’enfant placé en famille d’accueil, sa problématique et sa psychothérapie [texte intégral]
lundi 6 février 2006 par A.R.

Préambule
Je me propose d’aborder à partir de mon expérience de psychothérapeute, quelques points relatifs à la problématique de l’enfant placé en famille d’accueil. Les trois premiers paragraphes ont trait
au système institutionnel propre au placement et à ses effets. Les quatre paragraphes suivants développent les modalités d’échange et de circulation des objets entre les différents protagonistes
(dons, dettes, contre-dons...). L’expression du transfert de chacun (sentiments charitables, haine...) aide à dégager les enjeux de ces échanges. Il est ensuite traité des idéaux (parents idéaux,
roman familial) qui sous-tendent structurellement les effets imaginaires du transfert. Deux paragraphes offrent ensuite une illustration de cette situation à partir d’une vignette clinique et de la
description d’un profil de caractère retrouvé fréquemment chez les enfants placés (problématique de "bébé kleinien"). Enfin, avant de conclure, le dernier point rendra compte des spécificités de
l’engagement d’une psychothérapie avec un enfant placé.

L’assistante maternelle ("amat")
E. Badinter nous a rappelé qu’il n’y a pas si longtemps, la situation de placement en nourrice (à la campagne) était le lot commun des enfants issus de familles citadines riches et moins riches . A
l’époque, son placement renvoyait à une conformité de bon aloi, et non à une déchéance sociale ou à une sanction judiciaire ; la présence et l’amour maternels n’étaient pas encore devenus une vertu
ni une exigence prophylactique des professionnels du champ médico-psycho-social. Le changement du contexte socio-historique a donc radicalement modifié le regard sur l’enfant placé. Salariée de la
DSSS , l’amat est soumise à une exigence contractuelle singulière : la présence physique d’un conjoint est plus que recommandée pour obtenir un agrément (d’où sa crainte des conséquences d’un
divorce). Paradoxalement, n’étant pas employé, ce dernier n’a pas de statut voire pas de fonction officielle : les assistants paternels n’existent pas ! Le conjoint fait en quelque sorte partie du
standing requis par l’employeur, renvoyant à une image de parents idéaux. Et si par exception c’est un homme occupe cet emploi, il sera "assistant maternel".

[Depuis, le terme d’Afam (assistant(e) familial) prévaut, en cohérence avec le fait qu’il arrive après un décès de l’assistante familiale, que le mari prenne le relais. Mais la consonance privative
a-femme ne manque pas de piquant puisqu’il s’agit bien d’une mise en avant de la seule fonction maternelle, la position féminine et désirante de l’assistante étant toujours occultée. Dans ce
sacerdoce, le désir est mal vu ! Lors des divorces, l’assistante en éprouve même de la gêne et craint parfois de le signaler à l’ASE. Je me suis toujours demandé si le fait que les Afams soient
rarement jeunes et sexy était dû à la sélection (éviter l’instabilité potentielle) ou si le recrutement n’intéressait comme on le verra plus loin, que les personnes d’un certain âge pour combler
quelque chose ou faute de mieux.]

Comme le confirment les critères de moralité, de confort et de sécurité matériels exigés par la DSSS pour l’hébergement d’un enfant, la famille d’accueil correspond au modèle type de la famille
petite-bourgeoise [standing dûment évalué par des assistantes sociales qui sont elles-mêmes sélectionnées sur des critères voisins (modèle de la bonne soeur charitable). C’est ainsi qu’une AS a eu
des ennuis avec sa hiérarchie parce qu’elle osait faire ses VAD en moto plutôt qu’en 2CV].

J’appellerai ce couple : assistants parentaux (apar), car ils ont tous deux une fonction à tenir ; ils constituent une sorte de béquille, de prothèse parentale . A part, ils le sont à plus d’un
titre : ni parents, ni étrangers pour l’enfant, ni simples employés, mais avec des employeurs multiples : la DSSS, les travailleurs sociaux de l’ASE (qui ont pouvoir de suspension du placement),
les parents (qu’ils sont censés assister), et l’enfant prestataire de l’accueil et des soins. Le terme de "famille d’accueil" plus global, inclurait le cas échéant leurs propres enfants, qui jouent
un rôle non négligeable, surtout s’ils sont dans la même tranche d’âge que l’accueilli. L’amat et son conjoint n’ont pas la partie facile. Ils sont pris entre les feux croisés de la rivalité
parentale, des provocations symptomatiques de l’enfant, et de la problématique fantasmatique qui les a motivés à faire ce travail De façon plus aiguë que des parents ordinaires, leur statut les
confronte à l’impossible de leur fonction éducative . En un sens, les allées et venues de l’enfant entre ses assistants parentaux et ses parents, leur font revivre un "fort/da" inversé : c’est aux
adultes de s’exercer à métaboliser la séparation, d’accepter à chaque fois de perdre symboliquement l’enfant pour le laisser vivre ailleurs et autrement, un pan de sa vie.

L’enfant placé, sa position dans le dispositif institutionnel
Un enfant est toujours placé par suite d’une défaillance parentale réelle (incapacité matérielle, carence, mauvais traitements). Au niveau psychanalytique, outre le versant réel potentiellement
traumatique de l’échec des parents, on s’intéressera à l’histoire de leur défaillance symbolique et à son impact sur la structuration psychique de l’enfant ; par "défaillance symbolique", il faut
entendre l’incapacité parentale à transmettre par le biais de leur fonction maternelle ou/et paternelle, l’appareillage symbolique, l’inscription dans sa lignée généalogique comme dans le désir de
l’Autre, la soumission structurelle de chacun aux limites du réel et aux lois langagières et sociales qui fondent l’être de l’homme. Mais il faut aussitôt constater que ces défaillances ne se
distinguent pas de façon fondamentale de l’étiologie des névroses de tout un chacun ; bien plus, le parent standard n’atteint jamais à l’idéal d’une fonction symbolique exhaustivement assumée et
transmise. Marie Bonaparte exprimait à sa façon une position freudienne en affirmant que dans le domaine éducatif, quoi qu’on fasse, ce serait toujours mal. La différence entre l’enfant placé et
les autres, tient surtout à l’officialisation sociale et juridique de cette défaillance. L’enfant placé doit gérer à la fois une histoire chaotique et une situation actuelle qui le singularise dans
un sens narcissiquement et socialement défavorable. Au-delà du regard psychosocial et des affects qu’un placement peut susciter chez les autres, l’enfant reste pris dans un cadrage référentiel
singulier. En effet, il n’est plus seulement engagé dans le triangle oedipien classique père/mère/enfant, puisque d’autres termes référentiels s’y ajoutent : les assistants parentaux, l’ASE (ou
DDASS) sur laquelle l’enfant et ses partenaire peuvent transférer, le psychothérapeute enfin. Ce schéma [ici indisponible pour des raisons techniques] décrit l’établissement et la circulation des
échanges et des investissements affectifs, ainsi que les relations transférentielles que chacun nouera dans cette situation ; il est très simplifié puisque les traits qui unissent les parents et
les assistants parentaux à l’enfant sont en réalité des triangles (sans compter les liens aux éventuelles fratries respectives). D’autre part, bien que le schéma soit représenté par une composition
de triangles, il y a un toujours un quatrième terme non figuré : le phallus, signifiant du manque à être/avoir (de chacun des protagonistes) qui circule suivant les variations du contexte. Nous
verrons plus loin comment l’enfant se positionne à cet égard. L’enfant est écartelé par rapport à une fidélité affective, à l’attachement à ses racines. Se sentir bien ailleurs, c’est déjà dans
l’imaginaire de l’enfant, trahir ses parents. D’autre part, un enfant se sent rarement voire jamais "comme chez lui" en famille d’accueil ; ou plutôt, il n’est que "comme" chez lui, même si c’est
souvent là qu’il est encore le moins mal. Il a le sentiment de devoir répondre à une exigence implicite des deux parties ; comme s’il était contraint de choisir son camp . Dans le triangle œdipien
ordinaire, il arrive que l’on pose cette question coinçante : "Qui tu préfères, maman ou papa ?". Un parent peut aussi s’insurger d’avoir à tenir "le mauvais rôle" de celui qui punit toujours,
tandis que l’autre reste un "gentil". Ces deux exemples montrent des parents cherchant à séduire leur enfant afin de ne pas obtenir moins d’amour que le partenaire-rival. Dans une situation de
placement, cette tension de rivalité est structurelle. Même quand les assistants parentaux n’exercent pas une séduction dans la réalité, leur mode de vie va s’avérer plus conforme aux normes de
l’école et de la société que celui de la famille de l’enfant. Leurs exigences de politesse, de propreté, d’exactitude, d’apprentissage des frustrations quotidiennes de la vie commune, ont toutes
les chances d’entrer en contradiction avec les règles de la famille d’origine ; adopter les règles d’un milieu, c’est mécaniquement s’éloigner de celles de l’autre lieu. Si bien que quoi qu’il
fasse, l’enfant aura tort et se sentira coupable (d’avoir désavoué l’autre partie, d’avoir trahi ou menti) ; il sera pris dans une double-contrainte (double bind). "Quand je les appelle "mes
grands-parents" - disait un garçon de ses apars âgés -


Bré,Objecteur d'Injustices & Koneris 25/10/2010 11:01


Encore une digne,aimante famille raflée de ses enfants bienaimés:Edwige Mülher 03 88 70 35 63 soutiens pliz !!merci


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